La présence pure, de Christian Bobin (France)

Publié le par sabine

Une présence pure… ? Ce qui reste après avoir enlevé tout l’accessoire, le superflu, l’artificiel ?

Christian Bobin nous parle de son père, malade Alzheimer, qui vient d’entrer dans « une maison dont il ne sortira pas », et d’un arbre devant sa maison, en petits paragraphes intercalés. Il a comme toujours ce regard compréhensif, compassionnel, poétique.

Et, comme pour ses autres livres, j’ai mis des repères sur des passages que j’ai particulièrement aimés, que je vous livre (oui, c’est le cas de le dire) :

 « Le vent et lui [l’arbre]  ont eu des mots, cette nuit. Une branche a été arrachée au cours d’un entretien particulièrement rude. »

« Quelques gouttes de pluie bavardent en riant à l’extrémité de ses branches, avant de sauter dans le vide. »

« Une branche s’est détachée de l’arbre. Elle n’a pas immédiatement glissé à terre. D’autres branches l’ont retenue et l’ont veillée pendant quelques heures. » (là, je pense à ce que je vois dans les grands arbres autour de ma maison, après un fort vent)

« Moineaux, écureuils et corneilles : l’arbre reçoit un courrier chaque jour plus abondant. »

« Je ramène de la maison de long séjour un besoin de toucher, ne serait-ce que furtivement, l’épaule de ceux que je rencontre, et une méfiance accrue des beaux discours. »

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