Et je danse, aussi, d'Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat (France)

Publié le par sabine

Échange de courriels. Adeline envoie un gros paquet à Pierre-Marie, écrivain qui a eu le Goncourt quelques années auparavant. Elle ne le connaît pas. Il lui répond par courriel (elle a noté son adresse électronique au dos de l'enveloppe) qu'il n'ouvre pas le paquet car il refuse de lire les manuscrits, ce n'est pas son travail. Au début, le ton est assez froid, impersonnel. Puis, peu à peu, les échanges s' « humanisent », le ton tourne plutôt à l'humour. Au point qu'ils deviennent presque quotidiens. Pierre-Marie est relativement disponible, car il est justement en panne d'écriture. Chacun révèle quelques bribes de son histoire. Une relation s'établit, alors qu'ils ne se connaissent pas « pour de vrai », relation qui ne serait sans aucun doute pas la même si ça avait été le cas. Et l’histoire de Pierre-Marie commence à se préciser : sa femme, Véra, est partie du jour au lendemain sans laisser de traces, il en est resté meurtri. Il raconte à Adeline. Une surprise au milieu du livre... l'histoire est beaucop plus dense qu'elle ne le paraissait au début.

Un livre sympa, qui se lit très facilement, tant le ton est alerte et drôle.

Publié dans romans français

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