Fahrenheit 451, de Ray Bradbury (USA)

Publié le par sabine

fahrenheitFarhenheit 451 : température à laquelle le papier s'enflamme et se consume.

L’histoire en deux mots (vous la connaissez, j’étais la seule à ne pas avoir encore lu cette référence incontournable !) : une société où les pompiers sont chargés de mettre le feu aux livres, considérés comme des objets subversifs puisqu’ils poussent les lecteurs à se poser des questions, donc à ne pas être heureux. « Ne laissons pas le torrent de la mélancolie et de la philosophie débilitante noyer notre monde. » « [Les livres] parlent d’êtres qui n’existent pas, de produits de l’imagination, si ce sont des romans. Et dans le cas contraire, c’est pire, chaque professeur essaie de faire ravaler ses paroles à l’autre en braillant plus fort que lui. Ils courent dans tous les sens, mouchant les étoiles et éteignant le soleil. On est complètement déboussolé. »

Montag, pompier, prend conscience de l’inanité de son existence, se retourne contre ses collègues et s’enfuie. Il rencontre un homme libre, qui lui parle du passé : « Mon grand-père (…) espérait qu’un jour, nos cités s’ouvriraient pour laisser plus largement entrer la verdure, la terre et les espaces sauvages, afin de rappeler aux hommes que c’est un tout petit espace de terre qui nous a été imparti et que nous ne faisons que survivre dans une immensité qui peut reprendre ce qu’elle a donné aussi facilement qu’elle peut déchaîner son souffle sur nous ou envoyer la mer nous dire de ne pas crâner. » Il y a une « remise à zéro » à la fin, mais qu’annonce t’elle ?

Très actuel, n’est-ce-pas ? Ce livre a été écrit au début des années 1950. Il montre une société où les gens passent leur temps à bavarder (twitter ?) avec des êtres virtuels installés sur les écrans (des « familles » sur des « murs ») dans leur salon. Ça m’a évoqué quelque chose…

Publié dans romans étrangers

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Lamante 25/06/2013 23:20

Roooo il est excellent celui-là, si visionnaire !