Jusqu’au dernier, de Deon Meyer (Afrique du Sud)

Publié le par sabine

jusquau-dernier.jpgPlusieurs intérêts à ce roman policier.

D’abord, bien sûr, l’intrigue policière : plusieurs meurtres faits avec la même arme ancienne. Après avoir compris que ces meurtres sont reliés, il faut arriver à trouver pourquoi, pas si facile. Hésitations, fausses pistes, recherches infructueuses des propriétaires de ce type d’armes, complications venant de la hiérarchie, des journalistes, interférence avec une affaire de vol à main armée…

L’autre intérêt : la psychologie et l’évolution de l’inspecteur Mat Joubert. Il est très dépressif depuis la mort violente de sa femme, dont il était très amoureux. Il est contraint par son nouveau chef, qui n’accepte que des « gagneurs » dans son service, de maigrir, d'arrêter de fumer et… de se faire suivre par un psychologue. Une psychologue, en fait. Qui lui plaît bien. Il lui faudra du temps avant de « cracher » son histoire personnelle.

Un petit extrait que j'ai apprécié : "C'est vraiment bizarre (...) On ne vit que dans sa tête à soi. Comme des prisonniers. Même quand on a les yeux tournés vers le dehors, c'est juste là-dedans qu'on vit, à l'intérieur de son crâne. De fait, on ne sait rien. On vit avec d'autres gens, tous les jours, et on croît les connaître parce qu'on les voit. Et on croît aussi qu'ils vous connaissent parce qu'ils vous voient. Mais personne ne sait rien (...)"

Un bon polar. Mais ce n’est pas le meilleur de cet auteur. J’ai nettement préféré « A la trace » et « L’âme du chasseur », tous deux plus ancrés dans les spécificités de l’Afrique du Sud, ou « 13 heures », un roman qui vous fait perdre le souffle !

Publié dans romans policiers

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