L’armée furieuse, de Fred Vargas (France)

Publié le par sabine

 (France)

armee-furieuse.jpgLe commissaire Adamsberg doit enquêter sur plusieurs affaires, et comme toujours, il les laisse « infuser » : un détail d’une affaire va en éclairer une autre, et de son « nébuleux système mental », va émerger le fil qu’il tirera jusqu’à la vérité. Une vieille dame a été assassinée à la boulette de pain, un pigeon aux pattes ligotées est retrouvé devant le commissariat, un riche industriel est mort brûlé vif dans sa Mercedes, et une « armée furieuse », horde de revenants qui parcourt un chemin du Calvados depuis un millénaire, annonçant la mort de personnes malfaisantes, vient d’être de nouveau aperçue à Ordebec.

Adamsberg a des méthodes pas toujours conformes à l’éthique policière, il arrive même à monter un stratagème pour faire fuir un jeune homme inculpé de meurtre, inculpation un peu trop rapide et évidente de l’avis du commissaire, qui ne trouve pas d’autre solution pour se donner le temps d’enquêter plus à fond. Et pour prendre l’air, il va partir en Normandie… justement là où est passée cette armée furieuse. Il y fera connaissance de personnages intéressants et atypiques : Léo, une femme qui semble en savoir un peu trop et se retrouve à l’hôpital dans le coma ; la famille Vendermot : Lina, à la poitrine généreuse, c'est elle qui a vu l’armée furieuse, et ses trois frères bizarres, et pas aimés dans le village ; Émeri, le capitaine de gendarmerie local, fier de son aïeul maréchal d’Empire sous Napoléon, mais pas à la hauteur de ce glorieux ancêtre ; le comte d’Ordebec, toujours amoureux de sa première épouse, et à la descendance incertaine, mais aux appuis politiques efficaces !

Une certaine façon d’ouvrir les papiers de sucre, la couleur d’une veste, la manière dont les jeunes lacent leurs baskets, une coupe de cheveux inexpliquée… : une série de petits détails qui vont permettre à Adamsberg de dénouer tous les mystères. Il est aidé par Danglard, un puits de science porté sur le vin blanc, Retancourt, une géante douce avec les animaux, qui sait s’infiltrer dans un milieu difficile, et courir très vite quand c’est nécessaire, Veyrenc, qui aime s’exprimer en alexandrins, et d’autres encore, personnages que l’on retrouve d’un roman à l’autre. Fred Vargas dépeint des personnages qui ont de la consistance !

 

PS : un très mauvais point pour l'éditeur (Viviane Hamy). La reliure ne tient pas le coup, les pages s'envolent. Bon, d'accord, c'est un livre de bibliothèque que j'ai lu, il a dû être lu environ une douzaine de fois, mais les livres des autres éditeurs tiennent beaucoup plus longtemps, c'est donc possible de faire mieux !

Bibliographie de l'auteur ici.

Publié dans romans policiers

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