Sukkwan Island, de David Vann (USA)

Publié le par sabine

sukkwan.jpgUn livre édité chez Gallmeister dans la collection Nature Writing, alors on sait tout de suite qu’on va être plongés dans la nature sauvage américaine…

Je recopie le résumé trouvé sur le site du Monde, impossible de faire mieux :

« Sukkwan Island raconte l'histoire d'un père et d'un fils partis pour un an vivre dans une cabane sur une île de l'Alaska. Le fils, âgé de 13 ans, est là contre son gré, il n'a pas osé dire non à son père, qu'il sait fragile. Les éléments sont hostiles, les carences du père abyssales, les relations père-fils épouvantables. Le lecteur sent que tout se terminera mal. Il est pris au dépourvu lorsque, finalement, tout se termine mal, mais de manière encore pire qu'il ne l'imaginait. »

Un roman très fort, en deux parties : la première est le point de vue du fils, Roy, qui montre l’impossibilité de communiquer avec son père, bien trop centré sur lui-même pour comprendre son fils. La fin de la première partie prend effectivement au dépourvu, mais je l’ai trouvée très réaliste, je pense que ce genre de situation arrive effectivement comme ça, tout d’un coup. La seconde partie est le point de vue du père, qui erre, fait n’importe quoi, c’est clair qu’il est déboussolé, mais on a l’impression d’avoir affaire à quelqu’un qui n’a plus de raisonnement, de maturité. Et comme il a « une immense pitié pour lui-même », on n’en a aucune !

Belle écriture, un petit extrait pour vous permettre d’apprécier :

« Le jour suivant se leva lentement. Une fine bande grise, ou peut-être d’un bleu moins sombre, puis les sommets comme éclairés par leur propre reflet, et une lueur plus claire au-dessus d’eux jusqu’à ce que leur silhouette se recroqueville comme enflammée, et que soudain tout blanchisse et que le soleil orange pointe en lignes segmentées entre les deux cimes pour grandir, lourd et jaune, et se fondre dans le monde bien trop chaud pour être observé à l’œil nu. Tout devint aveuglant. »

Merci à « La mante » qui m’a donnée envie de lire ce livre, et qui fait des remarques judicieuses sur l’écriture. C’est vrai que quand on découvre l’histoire de l’auteur, on comprend un peu par quoi est portée la force de ce livre.

Livre lu en 4 jours...

Publié dans romans étrangers

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LaClaire 15/03/2013 13:12

Tiens, ça a l'air bien ... pas trop dur quand même ?

sabine 15/03/2013 20:51



non, je n'ai pas trouvé... mais je ne suis pas mère d'adolescents... As-tu lu ce qu'en a écrit La Mante ? Ca te renseignera peut-être plus...