Tout ce que j’aimais, de Siri Hustvedt (USA)

Publié le par sabine

tout-ce-que-jaimais.jpg Léo est un vieux monsieur, critique et professeur d’art, à New York. Il raconte une grande partie de sa vie, à partir du moment où il a fait connaissance de Bill, un artiste alors inconnu dont il aime les peintures. Leurs deux femmes sont enceintes au même moment, elles accouchent à 15 jours d’écart toutes les deux d’un garçon. Matt est le fils de Léo et Erica, Mark est le fils de Bill et Lucille. Les 2 familles vivent dans le même immeuble. Une grande amitié, une grande proximité, des vacances ensemble, une passion commune pour l’art.

 C’est à partir du deuxième chapitre, qui commence au tiers du livre, que l’histoire devient bouleversante. La mort d’un enfant, le deuil insurmontable, la séparation, « la douloureuse conscience du fait que j’étais encore vivant ». Puis, la découverte des mensonges incessants de l’autre enfant, et, lorsqu’il est devenu adolescent, ses dissimulations, ses relations glauques, la drogue, l’impossibilité d’avoir une vraie relation avec lui…  Léo observe beaucoup ses amis, leurs silences, leurs émotions, leur évolution. Evolution aussi de sa relation avec Violet, la seconde femme de Bill. Léo est un personnage très émouvant.

 C’est aussi une plongée dans l’univers de l’art à New York, avec des descriptions intéressantes d’œuvres en cours de montage, leurs interprétations possibles (selon la personne qui les regarde), l’influence de certains critiques à la mode, et la façon dont ils font ou défont une carrière. Beaucoup de renseignements sur le rapport à l’alimentation (anorexie, boulimie), qu’étudie Violet. Et sur la psychopathie.

 C’est un livre qui m’a touchée, un livre que je n’oublierai pas avant longtemps !

Publié dans romans étrangers

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