L’homme-joie, de Christian Bobin (France)

Publié le par sabine

Dix-sept petits chapitres, des portraits, des réflexions, et toujours cette écriture à la limite de la poésie. Le livre s’ouvre sur la phrase « Partons de ce bleu, si vous voulez bien. » et se ferme sur « Ce bleu, je le glisse dans ce livre, pour vous. » Au milieu du livre, un « Carnet bleu », aux pages bleues couvertes de lignes manuscrites, une belle écriture grande et régulière, qui, j’imagine, est celle de l’auteur. « Écrire, c’est dessiner une porte sur un mur infranchissable, et puis l’ouvrir. »

Que dire pour vous donner envie de lire ce livre ? J’ai simplement envie d’en transcrire ici quelques extraits.

« Un livre est voyant ou il n’est rien. Son travail est d’allumer la lumière dans les palais de nos cerveaux déserts. »

« Ce qui compte c’est la puissance de la joie qui éclate à la vitre de vos yeux. »

« J’ai lu plus de livres qu’un alcoolique boit de bouteilles. Je ne peux m’éloigner d’eux plus d’un jour. Leurs lenteurs ont des manières de guérisseurs. »

« Faire la vaisselle est une activité métaphysique qui redonne à un morceau de matière un peu de l’éclat du premier matin du monde (…) Je suis partisan des bouses de vache, des livres en papier et des vaisselles faites à la main. »

Je déguste les livres de Christian Bobin avec un plaisir de gourmande…

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